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Connaître les documents nécessaires pour exercer un travail en Roumanie, qu’il s’agisse d’une embauche locale, d’un détachement ou d’une mission longue durée, conditionne la réussite de votre projet professionnel. Citoyens de l’Union européenne ou ressortissants de pays tiers ne sont pas soumis aux mêmes formalités.

Travailler en Roumanie comme salarié français

Un citoyen français bénéficie de la libre circulation au sein de l’Union européenne. Il peut donc accéder au marché du travail roumain sans permis ni autorisation de travail préalable. Les formalités restent toutefois indispensables : contrat déclaré, certificat médical et document d’identité valide doivent être préparés avant l’embauche ou le début de la mission.

Deux petits drapeaux, France et Roumanie, sur un bureau avec des dossiers et enveloppes, illustrant les documents nécessaires pour travailler en roumanie.

Documents d’embauche pour un citoyen européen

Les citoyens de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse sont soumis aux mêmes règles d’embauche que les ressortissants roumains. L’accès à l’emploi est ainsi simplifié, mais certaines pièces demeurent requises avant la prise de poste. Les papiers à fournir pour un travailleur indépendant roumain relèvent, quant à eux, d’une procédure d’enregistrement spécifique auprès des autorités fiscales roumaines.

Le contrat de travail doit préciser la fonction, les risques éventuels, la date de début, la durée, la rémunération et le lieu de travail. Ses annexes peuvent détailler les missions, le règlement intérieur, les critères d’évaluation des performances et les règles de sécurité.

Pour un séjour de plus de 90 jours, l’enregistrement auprès de l’administration compétente est obligatoire et permet d’obtenir un certificat de résidence. La page officielle d’EURES détaille les conditions de vie et de travail en Roumanie, notamment les formalités d’embauche pour les citoyens européens et l’accès au marché du travail.

Entrer et exercer un travail en Roumanie

La durée légale du travail en Roumanie est fixée à 8 heures par jour, sur 5 jours ouvrables par semaine. Le salarié bénéficie également d’un droit minimal à 20 jours ouvrés de congés payés par année civile. Ces règles s’appliquent à tout salarié, roumain ou européen, lorsque son contrat relève de la législation locale. L’employeur doit les respecter dès le premier jour d’activité.

Pour vivre en Roumanie au-delà de trois mois, le citoyen européen doit s’enregistrer auprès de l’autorité chargée des ressortissants étrangers et obtenir un certificat de résidence. Cette démarche, distincte du contrat de travail, relève de la responsabilité du salarié et non de l’employeur. Il est conseillé de l’effectuer rapidement après l’arrivée afin de sécuriser votre situation administrative.

Les ressortissants étrangers originaires d’un pays tiers doivent vérifier les exigences applicables avant leur départ. Selon leur situation, une autorisation de travail, un permis de séjour, un passeport valide et un contrat avec un employeur roumain peuvent être requis pour travailler légalement en Roumanie. La procédure dépend notamment de la nationalité, du poste occupé et de la durée prévue du travail en Roumanie.

Permis de travail pour les salariés hors UE

Tout ressortissant d’un pays tiers à l’Union européenne doit obtenir un permis de travail roumain avant de déposer une demande de visa de long séjour pour travailler légalement en Roumanie. La procédure est engagée par l’employeur roumain auprès de l’Inspection générale de l’immigration (IGI) compétente pour son siège social. Le salarié ne peut pas effectuer cette démarche seul : il doit d’abord recevoir une offre formelle et valide de son futur employeur.

Documents nécessaires pour travailler en Roumanie : flux illustration avec dossiers, employeur, permis et visa.

Conditions pour l’autorisation de travail

L’obtention d’une autorisation de travail en Roumanie dépend de conditions strictes, tant pour l’employeur que pour le candidat. Un ressortissant hors UE résidant en France doit savoir que la demande reste pilotée depuis la Roumanie : l’employeur roumain la dépose auprès de l’IGI, quel que soit le lieu de résidence du candidat. En outre, le poste ne doit pas pouvoir être pourvu par un citoyen roumain, un citoyen de l’UE ou de l’EEE, ou un résident permanent déjà présent sur le territoire.

L’IGI instruit normalement une demande de permis dans un délai de 30 jours à compter de son enregistrement. Ce délai peut être prolongé de 15 jours pour effectuer des vérifications complémentaires. Pour en savoir plus sur le détachement de travailleurs roumains en France, consultez notre guide dédié : les documents nécessaires au détachement roumain, contrat, formulaire A1, déclaration SIPSI, représentant légal et conditions applicables. Ces éléments permettent d’anticiper les démarches administratives.

Permis roumain selon le statut du salarié

Plusieurs catégories de permis existent selon la nature du poste et la durée du séjour envisagé. Chaque catégorie répond à des exigences documentaires et contractuelles spécifiques, tandis que la durée de validité dépend du profil du travailleur. Les permis sont généralement prolongeables jusqu’à un an. Les travailleurs hautement qualifiés peuvent obtenir une prolongation allant jusqu’à deux ans, à condition de justifier d’un contrat à long terme d’au moins un an pour un poste nécessitant des compétences particulières.

Le tableau ci-dessous présente les principales catégories de permis destinées aux ressortissants hors UE qui souhaitent travailler légalement en Roumanie.

Type de permis Profil concerné Durée maximale
Salarié permanent Contrat de travail régulier à durée indéterminée ou déterminée Prolongeable jusqu’à 1 an
Travailleur hautement qualifié Poste nécessitant des compétences et une formation spécifiques, contrat ≥ 1 an Prolongeable jusqu’à 2 ans
Salarié détaché Transfert temporaire depuis une société étrangère vers la Roumanie Selon la durée du détachement
Travailleur saisonnier Contrat à durée déterminée ne dépassant pas 6 mois dans l’année 6 mois maximum par an
Travailleur transfrontalier Citoyen d’un État voisin, résidant en zone frontalière, avec retour hebdomadaire Selon l’accord bilatéral
Stagiaire Formation pratique encadrée dans une entreprise roumaine Prolongeable jusqu’à 1 an

Après l’obtention du permis, le salarié hors UE dispose de 60 jours pour déposer sa demande de visa de long séjour auprès du consulat ou de la mission diplomatique roumaine compétente dans son pays de résidence. Le délai est impératif : son dépassement oblige à reprendre la procédure depuis le début. Une coordination étroite entre l’employeur et le futur salarié reste donc essentielle pour respecter le calendrier et éviter de retarder la prise de poste.

Visa et titre de séjour pour travailler

L’accès légal au marché du travail roumain pour un ressortissant hors UE repose sur deux étapes distinctes après l’obtention du permis de travail : la demande de visa de long séjour, puis l’obtention d’un titre de séjour sur place. Le salarié et l’employeur doivent les planifier ensemble afin de préserver la continuité du droit de séjour et du droit au travail.

Documents nécessaires pour travailler en Roumanie: formulaires et papiers administratifs sur une table avec carnet et enveloppe.

Dossier de visa de long séjour roumain

Le visa de long séjour pour emploi est accordé pour 90 jours, avec une ou plusieurs entrées, aux ressortissants hors UE titulaires d’un permis de travail validé. Une fois en Roumanie, le renouvellement du titre de séjour s’effectue auprès de l’unité territoriale compétente de l’IGI, au moins 30 jours avant l’expiration du droit de séjour en cours. Le montant exact des frais de visa est fixé par le consulat compétent.

D’autres documents peuvent être exigés selon les consulats : justificatif de logement en Roumanie, deux photos d’identité récentes, certificat de bonne conduite du pays de résidence, preuve de ressources financières suffisantes et justificatif de transport ou réservation de billet. Une assurance médicale couvrant au minimum 30 000 EUR est exigée pour tout demandeur de visa de long séjour. Le consulat peut également exiger une assurance médicale couvrant au minimum 30 000 EUR, valable pour toute la durée du séjour.

Obtenir et renouveler le séjour salarié

Après son arrivée en Roumanie, le ressortissant hors UE doit déposer personnellement une demande de permis de séjour temporaire auprès de l’unité territoriale de l’IGI correspondant à son lieu de résidence. Dans certains cas, cette démarche peut être effectuée en ligne, lorsque la plateforme d’immigration roumaine le permet. Le permis de séjour temporaire matérialise légalement le droit de résider et de travailler sur le territoire roumain.

Pour prolonger le droit de séjour et continuer son activité professionnelle, la demande doit être déposée au moins 30 jours avant l’expiration du titre en cours. Le dossier de renouvellement doit inclure le document de voyage, en original et en copie, ainsi qu’une preuve de ressources au moins équivalentes au salaire brut mensuel moyen roumain pour la période demandée. Chaque membre de la famille accompagnant le salarié doit obtenir un visa de long séjour et, s’il souhaite travailler, un permis de travail.

Assurance maladie et justificatifs financiers

Avant le départ, les citoyens français éligibles doivent demander la Carte européenne d’assurance maladie auprès de leur organisme de sécurité sociale. Cette carte reste valable deux ans et facilite la prise en charge médicale en Roumanie. Les ressortissants hors UE doivent souscrire une assurance médicale privée couvrant au moins 30 000 EUR. Celle-ci doit figurer dans le dossier de visa et être maintenue pendant toute la durée du séjour. Ces formalités du détachement en Roumanie sont détaillées dans notre guide dédié sur les formalités du détachement en Roumanie.

Les justificatifs financiers constituent un critère d’éligibilité pour le visa comme pour le renouvellement du titre de séjour. Le salarié doit démontrer qu’il dispose de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins sans dépendre du système d’aide sociale roumain. Si la couverture maladie arrive à expiration, une assurance voyage ou une assurance expatrié peut être souscrite pour couvrir la période intermédiaire entre deux contrats ou deux permis.

Préparer son embauche et ses qualifications

Avant toute démarche administrative, vous devez d’abord trouver un employeur en Roumanie. Pour un ressortissant hors UE, c’est lui qui initie la procédure de permis de travail après une offre formelle. Un citoyen européen peut, de son côté, rechercher un emploi tout en préparant ses pièces d’embauche.

Trouver un travail et constituer son dossier

Si vous envisagez de passer par une agence d’intérim pour travailler en Roumanie, le dossier requis pour un contrat d’intérim comprend généralement un CV, les diplômes et certificats de formation professionnelle, les recommandations d’anciens employeurs ainsi que les justificatifs d’identité adaptés à votre nationalité. EURES Roumanie recommande la plateforme Europass pour structurer le CV et le rendre visible auprès des employeurs inscrits dans le réseau européen. Le document est habituellement rédigé en roumain, sauf lorsque le poste exige une langue internationale.

Les entretiens professionnels en Roumanie restent formels. Soignez votre tenue, respectez l’horaire et arrivez quelques minutes en avance. Vous pouvez aussi adresser une candidature spontanée au service des ressources humaines, même sans offre publiée, en joignant un CV et une lettre de motivation soignés. Ce guide présente les démarches administratives liées au détachement de travailleurs roumains en France, notamment les démarches administratives de détachement en Roumanie : déclaration SIPSI, formulaire A1, obligations légales et documents requis par l’employeur.

Faire reconnaître un diplôme en Roumanie

La reconnaissance des diplômes étrangers en Roumanie relève du Centre national de reconnaissance et d’équivalence des diplômes (CNRED), rattaché au ministère roumain de l’Éducation. Pour les ressortissants de l’UE, la directive européenne sur les qualifications professionnelles facilite la procédure applicable aux professions réglementées. Selon votre situation, une carte de séjour valide peut être exigée par le CNRED ou par un ordre professionnel pour les non-ressortissants de l’UE.

Pour les ressortissants hors UE, la demande d’équivalence auprès du CNRED peut prendre entre 30 et 90 jours. Tout document rédigé dans une autre langue doit être traduit par un traducteur assermenté avant son dépôt. La démarche concernant un titre de séjour roumain en France relève d’un autre contexte administratif, mais elle illustre la complexité des procédures entre les deux pays. Anticipez donc les délais afin de ne pas retarder la prise de poste.

Les professions réglementées, médecins, dentistes, pharmaciens, infirmiers et ingénieurs, doivent également obtenir une reconnaissance auprès de leur ordre professionnel roumain, en complément de la démarche auprès du CNRED. Certains postes imposent aussi un examen psychologique, notamment pour le travail en hauteur, les réseaux électriques, le secteur sanitaire, les agents de sécurité ou les métiers exposés à des substances toxiques. Selon votre situation, un titre de séjour, un permis ou une autre carte de séjour peut également être requis : vérifiez chaque condition avant l’embauche.

Foire aux questions

Un Français peut-il travailler en Roumanie sans permis de travail ?

Oui. En tant que citoyen de l’Union européenne, un Français bénéficie de la libre circulation et peut accéder au marché du travail roumain sans autorisation de travail préalable. Il doit toutefois présenter une pièce d’identité valide, un certificat médical d’aptitude et signer un contrat de travail, que l’employeur déclare auprès de l’inspection du travail roumaine. Au-delà de 90 jours, un enregistrement administratif donnant lieu à un certificat de résidence devient obligatoire.

Quels documents sont requis pour obtenir un permis de travail roumain en tant que ressortissant hors UE ?

La demande de permis est déposée par l’employeur roumain auprès de l’IGI. Le dossier comprend généralement le contrat de travail, les justificatifs de qualification et d’expérience, un certificat médical, un extrait de casier judiciaire vierge ainsi que la preuve que le poste ne peut pas être pourvu par un citoyen de l’UE ou un résident permanent. Le candidat doit aussi respecter le quota annuel de travailleurs étrangers fixé par le gouvernement roumain. Ces éléments constituent les principaux documents requis pour la procédure.

Quels documents faut-il fournir pour obtenir un visa de long séjour pour travailler en Roumanie ?

Le dossier de visa comprend le formulaire signé, un passeport valide avec au moins deux pages vierges, le permis de travail, le contrat de travail, un justificatif de logement en Roumanie, deux photos d’identité récentes, un certificat de bonne conduite, une preuve de moyens financiers, un justificatif de transport et une assurance médicale couvrant au moins 30 000 EUR. Les frais s’élèvent à 120 EUR, payables dans le pays où la demande est déposée.

Comment renouveler son titre de séjour pour continuer à travailler légalement en Roumanie ?

La demande de renouvellement du titre de séjour doit être déposée personnellement auprès de l’unité territoriale de l’IGI du lieu de résidence, au moins 30 jours avant l’expiration du droit au séjour. Le dossier doit inclure le document de voyage original et sa copie, ainsi qu’une preuve de ressources au moins équivalentes au salaire brut mensuel moyen roumain pour la période demandée. Dans certains cas, une procédure en ligne est disponible. Cette démarche permet de continuer à travailler légalement en Roumanie.

Quelles sont les conditions de travail minimales applicables en Roumanie ?

La durée légale du travail est de 8 heures par jour et de 40 heures par semaine. Chaque salarié bénéficie d’au moins 20 jours ouvrés de congés payés par année civile. Le contrat doit préciser la fonction, les risques, la date de début, la durée, la rémunération et le lieu de travail. Ces conditions s’appliquent de la même manière aux salariés roumains et aux travailleurs étrangers, qu’ils soient citoyens de l’UE ou ressortissants de pays tiers.

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