Besoins en main-d’œuvre France Travail : résultats BMO

Sommaire

L’enquête BMO 2026 : chiffres clés, métiers et tensions de recrutement

Chaque année, France Travail mène l’ enquête Besoins en main-d’œuvre afin de recenser les besoins en recrutement des employeurs sur l’ensemble du territoire. Le dispositif repose sur un questionnaire adressé à plus de 2,2 millions d’ établissements. Pour l’ enquête BMO 2026, 416 000 réponses ont été exploitées. Résultat : une lecture fine des projets de recrutement, des difficultés de recrutement, des métiers porteurs et du recrutement par secteur d’activité, jusqu’au niveau du bassin d’emploi.

Ces données aident les entreprises à connaître leurs besoins, à anticiper les difficultés et à ajuster leur stratégie de main-d’œuvre. Elles servent aussi à orienter les demandeurs d’emploi vers les métiers en tension. Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’ enquête BMO ici : besoins main-d’œuvre.

Pour sécuriser vos embauches, il faut aussi chiffrer précisément les coûts. Notre guide sur le coût d’embauche d’un salarié étranger détaille les cotisations patronales, la taxe DGFiP, les démarches d’autorisation de travail et les exonérations possibles, notamment pour les ressortissants de l’UE.

Dans les secteurs en tension, une réponse rapide existe. Le recours à des travailleurs roumains en France peut couvrir vos besoins en main-d’œuvre dans la construction, la logistique ou l’industrie. En tant que citoyens européens, ils peuvent travailler en France sans autorisation de travail ni titre de séjour, avec des délais d’intégration de 2 à 4 semaines.

Nous complétons cette approche avec une solution d’ intérim main-d’œuvre pensée pour les environnements industriels, de la sélection des profils à la gestion administrative complète (SIPSI, formulaire A1, DPAE).

Deux professionnels en réunion autour de documents et graphiques, discutant de besoins en main-d'œuvre France Travail. Un laptop affiche des graphiques, ambiance bureautique. près d’eux, panneau France Travail et plantes d’intérieur. texte intégré: besoin en main-d'œuvre france travail.

La définition du besoin en main-d’œuvre et la méthodologie de l’enquête BMO

Le besoin en main-d’œuvre 2026 correspond aux intentions d’embauche déclarées par les entreprises sur une période donnée. Dans la BMO, ces intentions sont mesurées à partir d’un questionnaire annuel adressé aux établissements relevant du champ de l’enquête. L’objectif est simple : mesurer, par métier, par territoire et par secteur d’activité, le niveau réel du besoin en main-d’œuvre.

  • Couverture nationale : plus de 2,2 millions d’ établissements interrogés et 416 000 réponses exploitées.
  • Lecture par familles professionnelles : les familles professionnelles permettent d’analyser chaque métier de façon homogène.
  • Analyse territoriale : les résultats sont disponibles par bassin d’emploi, métier et secteur.
  • Suivi dans le temps : les séries publiées facilitent la comparaison entre besoin en main-d’œuvre 2025 et besoin en main-d’œuvre 2026.

Le besoin en main-d’œuvre 2026 : volume et tendances par secteur

Le besoin en main-d’œuvre 2025 atteignait environ 2 433 000 projets de recrutement. En 2026, le volume recule de 6,5 %, soit 158 000 projets en moins. Ce mouvement traduit une plus grande prudence des entreprises dans plusieurs secteurs. Toutes les régions sont concernées, avec des baisses particulièrement marquées en Île-de-France (-11,8 %) et en Normandie (-9,9 %).

Secteur Projets 2026 Évolution
Services aux particuliers 966 000 42,5 % des intentions d’embauche nationales
Santé humaine et action sociale En progression Léger rebond vs 2025
Construction 139 504 -16,4 % (plus forte baisse sectorielle)
Agriculture (viticulteurs) 83 880 Forte saisonnalité
Aides de cuisine / restauration 97 320 1er volume national

Pour une lecture plus détaillée du recrutement par secteur d’activité, les fiches sectorielles de l’ enquête Besoins en main-d’œuvre apportent un niveau d’analyse utile à la décision.

Quels métiers concentrent les plus fortes difficultés de recrutement ?

En 2026, 43,8 % des projets de recrutement jugés difficiles confirment une tension durable sur le besoin en main-d’œuvre en France. Les écarts restent nets selon le secteur d’activité et le territoire.

  • Agriculture et viticulture : viticulteurs et arboriculteurs à 95,2 %, maraîchers et horticulteurs à 86,1 %, agriculteurs à 83,0 %.
  • Bâtiment et travaux : professionnels du travail de la pierre à 82,4 %, couvreurs à 79,6 %, charpentiers à 74,7 %.
  • Hôtellerie-restauration : employés de l’hôtellerie à 74,3 %, serveurs de cafés-restaurants à 67,4 %.
  • Transport et logistique : conducteurs sur rails et d’engins de traction à 72,8 %, employés du tourisme et agents de billetterie à 69,5 %.

Ces taux de difficultés s’expliquent par trois causes : concurrence forte entre recruteurs, déficit de candidatures qualifiées, conditions de travail peu attractives.

Comment répondre aux besoins en recrutement identifiés par France Travail ?

Quand les canaux classiques ne suffisent plus, il faut sécuriser d’autres viviers. L’ enquête BMO 2026 met en évidence des besoins récurrents sur des profils comme les agents de production, soudeurs, techniciens de maintenance ou conducteurs. Dans ce contexte, une solution européenne bien structurée permet de réagir vite, avec une adéquation aux besoins opérationnels.

Les ressortissants roumains peuvent accéder au marché français sans autorisation spécifique. Une DPAE suffit. En cas de détachement, le formulaire A1 permet le maintien des cotisations sociales roumaines (31,5 % contre 45 % en CDI classique), soit une économie de 270 € par mois et par salarié. Nous prenons en charge l’ensemble des formalités pour vous aider à absorber les pics d’activité, sécuriser votre conformité et répondre plus efficacement aux besoins remontés par l’ enquête Besoins en main-d’œuvre.

Foire aux questions

Quel est le besoin en main-d’œuvre pour 2026 selon l’enquête BMO ?

Selon l’enquête BMO de France Travail, les employeurs prévoient 2,2 millions de projets de recrutement en 2026 en France, soit précisément 2 274 951 intentions d’embauche. Cela représente un recul de 6,5 % par rapport à 2025, soit environ 158 000 projets de recrutement en moins. Le secteur des services aux particuliers concentre 42,5 % des besoins. Parmi les métiers les plus recherchés, on retrouve les aides de cuisine (97 320), les serveurs de cafés-restaurants (94 060) et les agents d’entretien de locaux (81 380). Malgré cette baisse, les difficultés de recrutement restent fortes : 43,8 % des recrutements sont jugés difficiles, ce qui confirme des tensions durables selon le métier, les familles professionnelles et le bassin d’emploi.

Qu’est-ce que l’enquête BMO de France Travail ?

L’enquête BMO est l’étude annuelle menée par France Travail pour mesurer les besoins en main-d’œuvre des employeurs. Elle porte sur 2,2 millions d’établissements et s’appuie sur 416 000 réponses exploitables. Son objectif est clair : recenser les projets de recrutement par métier, par secteur d’activité et par bassin d’emploi, à partir des familles professionnelles de la nomenclature FAP2021. Cette enquête BMO permet d’anticiper et de suivre les difficultés de recrutement, ainsi que d’informer les demandeurs d’emploi. Elle aide aussi à orienter les politiques d’emploi et de formation, au plus près des territoires.

Quels sont les métiers en manque de main-d’œuvre en France en 2026 ?

En 2026, les métiers les plus recherchés et les plus en tension se concentrent dans quelques secteurs clés. Dans l’agriculture, les viticulteurs et arboriculteurs affichent 95,2 % de difficultés de recrutement, contre 86,1 % pour les maraîchers. Dans le bâtiment, les professionnels du travail de la pierre atteignent 82,4 % et les couvreurs 79,6 %. L’hôtellerie-restauration reste également sous pression, avec 74,3 % de recrutements difficiles pour les employés de l’hôtellerie. L’industrie n’est pas épargnée : agents de production, soudeurs et techniciens de maintenance font partie des profils recherchés par les employeurs.